Monkeykey en DR2, tragédie grecque en 2 actes

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Les photos prises par Arnas Shamrock sont à retrouver sur leurs albums phase aller et phase retour.

Acte 1 : Des Monkeykey dans le vent de Valence

C’est avec une équipe largement remaniée par rapport à l’année dernière que les Monkeykey se déplacent à Valence pour la 1ère phase du championnat DR2. Ainsi, l’équipe est composé de 3 rescapés de l’année dernière (Jasper, Nico et Yann) et de nombreux rookies découvrant les joies du championnat (Bastien, Brice, Damien, Lucille, Raph, Renaud et Violaine), le tout encadré par Felipe, notre coach (colombien of course) de l’année en l’absence de Jose.

En raison d’un problème d’organisation dans la DR, on se retrouve avec seulement 2 matchs à jouer sur cette 1ère phase et donc un déplacement sur le seul dimanche. On profite du samedi aprem pour se donner rdv au Parc Mistral faire un entrainement basé sur la tactique (faudrait pas se blesser maintenant…) où El Capitan met en place quelques exercices de révision sur la défense et l’attaque de zone ainsi que sur quelques tactiques spécifiques (stack sur un côté, stratégie dite « Colombie ou Couleur »,…).

Après ce samedi studieux (on parle encore (un peu) tactique au pub), on se retrouve tous le dimanche matin à Valence, prêt à en découdre. Dès l’échauffement, vu le nombre de passes foireuses et de disques au sol, on devine déjà que le thème de la journée sera le vent. Nos 3 rescapés commencent déjà à faire des comparaisons avec la phase aller de DR1 de l’année dernière à Pertuis et la fameuse photo des poteaux de rugby penchés. Plus de vent ou moins de vent, le débat est lancé mais une chose est sûre, la révision de la zone la veille a été judicieuse. Avant le premier match, El Capitan Felipe rappelle l’objectif du championnat : la (re)montée en DR1.

  • 1er match contre Yléoumontdisque (Chambéry)

Avec le vent, les débuts sont chaotiques et les deux équipes ont du mal à jouer proprement. Les turns s’enchainent plus que de raisons et les points sont absolument tous marqués du même côté, avec le vent dans le dos.
Avec notre tactique à 3 handlers et stack horizontal, on a réussi plusieurs fois à remonter le terrain face au vent en multipliant les passes (je ne les ai pas compté mais sur certaines phases on en a fait des dizaines et des dizaines), malheureusement, il en suffit d’une foireuse (par précipitation, fatigue,…) pour tout devoir recommencer. De son côté, Chambéry n’arrivait pas à dépasser la ligne médiane face au vent et notre cup agressive.

Illustration de ces propos, un point pendant lequel on a joué face au vent a duré 25 min (oui oui !) décalant la mi-temps à la 40ème minute de jeu et laissant que 5 minutes de jeu pour la deuxième mi-temps… Au cours de ce point, on a assisté au tournant du match avec le drop dans la zone de Yann qui nous aurait permis de faire le break au score. Ce point nous a couté cher (le match) et lui a couté cher (paiement de sa tournée à la buvette).
Résultat : 5-4 pour Chambéry dans un match frustrant à jouer.

  • 2ème match contre les Shamrock (Arnas)

Nos 3 rescapés retrouve avec plaisir nos amis Shamrock (Mélie, Fif’, Mars et Matt) qui avaient joués sous nos couleurs l’année dernière. Cette année, ils ont réussi à monter une équipe complète et du coup, leur taille moyenne de 2,50 m / joueur (au bas mot) se retrouve face à nous et pas avec nous.
Comme lors du match face à Chambéry, le vent dicte sa loi et impose le jeu : zone, zone et zone ! Une perte de disque proche de notre zone suivie d’un hammer (spécialité Arnassienne) ambitieux face au vent mais qui arrive à destination leur permettent de faire le break.
Résultat : 6-4 pour Arnas dans un match toujours aussi pauvre en point et riche en turn.

Au final, ces deux matchs auront été très frustrants ; Zéphyr étant clairement le MVP des deux rencontres. A la fin de la journée, on a le sentiment d’avoir mieux joué que nos adversaires (c’est aussi ce qui ressort des huddles de fin de match), réussissant notamment à mieux remonter le disque face au vent, mais la vérité du tableau d’affichage est sans appel, on retourne à Grenoble avec deux défaites. Rien n’est perdu toutefois et l’objectif initial est toujours réalisable. Rdv à Saint Etienne 3 semaines plus tard, pour on l’espère, un week-end sans vent.

Avant de reprendre la route, Felipe nous fait un petit briefing autour d’un pique-nique maison arrosé par les bières-test de Damien, notre brasseur officiel.Un petit tournoi de spikeball est aussi improvisé pendant lequel la doublette Yann/Nico aura montré sa domination sans partage dans ce sport face à Bastien/Felipe. A noter également, le chat noir Jasper qui n’a pas gagné un seul match quel que soit son coéquipier.

Acte 2 : Esprits revanchards sous le soleil de Saint Etienne

On se retrouve avec une équipe légèrement remaniée par rapport à la première phase. Et on aura besoin de tout le monde car le week-end s’annonce chargé avec 6 ou 7 matchs (selon les résultats) de prévus.
Pour ce 2ème acte, le roster voit le départ de Renaud (équipe 1) et Brice (exam à préparer) et l’arrivée de Boris (juste pour le samedi) ainsi que celles de Régis et Yvon.

Le départ est matinal mais l’humeur est au beau fixe quand on arrive sur site et qu’on découvre les conditions météo : soleil et surtout PAS DE VENT !
Pour débuter : speech del Capitan et précision sur le pari de Raph qui promet de se couper les cheveux si on gagne nos 7 matchs. Autant dire que la motiv’ est là dès notre premier match.

  • 1er match contre les Fumble (Andrézieu-Bouthéon)

Pour ce premier match, on joue contre les hôtes du week-end et on commence par les féliciter pour la météo. Le match commence bien pour nous puisqu’on arrive à jouer notre jeu et à provoquer de nombreux turns pour atteindre la mi-temps sur le score de 7-0. La 2ème mi-temps est du même ordre et on finit le match sur le score de 12-3.
Un petit mot sur les Fumble qui présentent un roster des plus originaux avec une équipe composée principalement de joueurs de – de 16 ans et de + de 40 ans. Parents et enfants réunis au sein d’une même équipe, c’est aussi ça l’ultimate. Cette équipe fera des dégâts dans quelques années. L’expérience et l’habitude de jouer ensemble couplées à l’arrivée en pleine force de l’âge (pour les jeunes de l’équipe évidemment) : il faudra être bien armé pour les battre.
Mais pour le moment, notre physique et notre discipline font le boulot pour une victoire large. Petit évènement, c’est la première victoire des Monkeykey en championnat et nos 3 rescapés auront donc attendus la 4ème phase pour connaitre les joies de la victoire.

  • 2ème match contre les CUGones (Lyon)

Pour ce deuxième match, on rencontre une équipe fraichement créée sur la base d’anciens Moustix et de nouveaux joueurs. Leur objectif est clair, la montée rapide en division supérieure pour proposer une alternative crédible au Moustix dans la région lyonnaise. Pour paraphraser Damien, ils ne sont pas là pour vendre des cravates et ça tombe bien, nous non plus !
Cet affrontement donne lieu à un très bon match avec de jolis points et de belles actions. Le match est très serré et se joue à l’universe avec une occasion de conclure pour les deux équipes au cours de ce point. Malheureusement pour nous, ce sont les Gônes qui arrivent à scorer et à remporter le match. Seul satisfait : Raph qui va pouvoir garder ses cheveux.
Résultat : défaite 9-8.

  • 3ème match contre les Moustix – la Trix (Lyon)

Encore des lyonnais mais match complètement différent. On commence très mal le match : on joue à l’envers, on se précipite et on multiplie les turns. Du coup on est rapidement mené 2-0. Temps mort par El Capitan pour recadrer les choses et tout de suite ça va mieux. On reste toujours agressif en défense, les forçant à de nombreux turns et de notre côté, on s’applique et on pose le jeu : retour à des choses simples qu’on maitrise.
A noter lors de ce match, la blessure de Violaine au genou qui reste un mystère. Incapable de reprendre le jeu après un temps mort à cause de douleurs soudaines, elle ne rejouera pas du WE.
Résultat : victoire 12-3, ce qui nous maintient dans la course pour la poule haute.

  • 4ème match contre les Vazylence (Valence)

Avant de commencer le match, on sait qu’une victoire nous qualifie d’office pour la poule haute mais on peut aussi passer avec une défaite selon le score. On choisit de ne pas sortir les calculettes pour savoir quel score nous qualifierait.
Le match est tendu avec de nombreux contacts involontaires mais bien présents. C’est déjà le 4ème match du samedi et la fatigue commence à se faire sentir.Comme contre la Trix, on commence mal le match et on est mené à la mi-temps. Au cours du match, on reprend du poil de la bête en se reposant sur nos qualités principales : le jeu simple fait de passes courtes et assurées. On lance également des stratégies claires travaillées à l’entrainement. Les adversaires entendent ainsi depuis la line ou le terrain des « G.I. Joe » ou « Colombie Rouge » ce qui nous permet de refaire notre retard. Ces stratégies se sont révélées très efficaces tout au long du WE et seront encore plus travaillées aux entrainements.
Résultat : Victoire 8-6 (score incertain).

Grâce à cette victoire, on finit avec un bilan de 3V-3D ce qui nous classe 3ème ex-aequo avec Vazylence. On est donc qualifié pour la poule haute et on peut jouer la montée !

En conclusion de cette première journée, on a réussi à montrer du beau jeu. Avec l’inexpérience, on a toujours des petits passages à vide pendant lesquels on s’emballe un peu trop rapidement en tentant l’impossible. Mais ces passages sont courts et on a tous pu voir qu’en jouant simplement, on arrivait à progresser sur le terrain et à scorer régulièrement. La seule défaite de la journée n’a rien d’honteuse et on est tous satisfait du jeu déployé. Ces résultats viennent compenser la frustration de la phase aller.

Pour la soirée, Violaine nous a réservé des chambres à la MFR en compagnie de Chambéry et la Trix pour une soirée très sympathique. Apéro en extérieur avec Molkky, palets, etc… suivi d’un repas convivial sur une grande tablée commune.
La soirée se finira par de multiples jeux de société avant de retourner chacun dans les bras de Morphée.

En ce dimanche matin, on constate les dégâts dans les rangs Monkeykey : Vio ne s’est pas remis, Damien a d’énormes courbatures et boite comme un dahu (je ne parle pas d’Annecy) sur un sol plat, Yann souffre encore du cou après ses deux chocs de la veille mais jouera quand même et Boris a pris son train tôt le matin. Reste plus grand monde de valide pour jouer cette poule haute…

  • Poule haute : 1er match contre les Vazylence (Valence)

On reprend là où on s’était arrêté hier soir avec un nouveau match contre Vazylence. Le match est beaucoup moins tendu et plus agréable : beaucoup moins de contact avec un engagement physique toujours présent mais mieux maitrisé.
Le début de match est difficile (une habitude lors de ce WE). On n’est pas réveillé et on joue à l’envers. Vazylence attaque mieux le match que nous et fait le break rapidement pour mener 4-2. C’est le moment choisi par Régis pour prendre un temps mort salvateur. Après ça, on enchaine les D et on est plus propre en attaque, ce qui nous permet de repasser en tête et de prendre le large au fur et à mesure de la 2ème mi-temps.
Résultat : Victoire 10-6.

  • Poule haute : 2ème match contre les Shamrock (Arnas)

Ce match contre les Shamrock est une revanche de la phase aller biaisée par le vent. On ne veut surtout pas perdre ce match qui ressemble à une finale pour la deuxième place.
Malheureusement, dès le début du match on est largué au score : la faute notamment à leurs upsides (saucisses diront certains) qui transpercent nos deux premiers rideaux et se retrouvent systématiquement catchés par leurs tours de contrôle. Une saucisse qui arrive à destination, aussi moche soit elle, reste une passe qui permet de gagner du terrain.
Pour contrer ça, on essayera différent types de défense : zone avec cup ou wall, 1er rideau en wall et indiv derrière, indiv stricte,… rien n’y fait, on n’arrive pas à les arrêter.
Résultat : Défaite 10-5.

Une défaite, oui, mais avec le sourire !

  • Poule haute : 3ème match contre le CUGônes (Lyon)

Tout n’est pas perdu et les cartes peuvent être complètement redistribuées si on arrive à gagner contre le CUG. Mais les curseurs ne sont pas du bon côté : ils ont tout gagné (même si le match de la veille nous a montré qu’on était pas si loin) et de notre côté, on enchaine le match directement après celui contre Shamrock. Avec notre rotation limitée, ce 7ème match du WE s’annonce difficile.
Le début de match est serré jusqu’à 3-3 puis juste avant la mi-temps, on prend 2 points très rapide. La deuxième mi-temps est difficile. On souffre, on n’y est plus défensivement et on est beaucoup moins lucide en attaque en multipliant les erreurs. Résultat, on se retrouve avec un 9-4 dans les dents à la fin des 45 min. Cap à 10.

Et à partir de ce moment, on ne sait pas trop ce qu’il s’est passé : on retrouve un second souffle et on ne veut pas partir sans avoir donner le (très) peu d’énergie qu’il nous reste. On enchaine les grosses défenses et on arrive à enchainer en posant le jeu en attaque. Ces 5 points d’affilés nous permettent de revenir à 9-9 et de jouer l’universe point. On engage, on arrive à faire une bonne défense et on récupère le disque. Malheureusement, on perd le disque à l’entrée de la zone. Le CUG récupère donc l’occasion de conclure le match et arrive cette fois à finir le point.

Dénouement

2ème match contre le CUG et 2ème défaite à l’universe : dommage. D’autant qu’en parallèle, Shamrock gagne à l’universe contre Vazylence et on rate la montée !

Ça fait plaisir de finir sur un match comme celui-là et avec ce scénario. On aimerait un résultat inverse mais ce match est à l’image de notre WE : une équipe irrésistible (ouais j’exagère un peu mais bon) quand on joue propre et qu’on enchaine les passes courtes mais quelques gros passages à vide dans chaque match pendant lesquels on encaisse plusieurs points de suite sans réagir. Cette régularité viendra avec l’expérience et on a hâte d’être à l’année prochaine pour mettre en application tout ce qu’on a appris lors de ce championnat.

Pour finir, une petite liste des récompenses :
– Meilleur jeune des Monkeykey (mais qui ferait partie des vieux chez les fumble) : Bastien
– Meilleur influenceur lors des notations de fair play : Boris
– Meilleur joueur bénéfiant d’un groupe de supporters officiels : Brice
– Meilleure imitation de la course boiteuse du dahu (et seul livreur de fruits sur la ligne de tout le championnat) : Damien
– Meilleur joueur de Perudo : Felipe
– Meilleur lanceur du désormais célèbre : C’EST PARTI MONKEYKEY : Jasper
– Meilleure planque des mouchoirs pendant les matchs : Lucille
– Meilleur joueur de palet : Nico
– Meilleur joueur de Mollkky : Raph
– Meilleur iron man qui n’est pas fatigué et qui ne sort jamais : Régis
– Meilleur fournisseur de crème contre périostites et autres bobos : Renaud
– Meilleure livreuse d’eau toujours fraiche sur la ligne : Violaine
– Meilleure note artistique sur les chutes et tampons : Yann
-Meilleur joueur des différents jeux avec les autres équipes de la MFR (6 qui prend, cochons bizarres,…) : Yvon

– et pour finir, meilleure équipe selon certains adversaires : les MONKEYKEY !!! Nous avons donné du fil à retordre à toutes les équipes rencontrées. Lors des rondes de fin de matchs, chaque équipe a insisté sur notre jeu d’attaque propre et souvent bien huilé. Si on a fait 5 longues dans le WE c’est le bout du monde mais on a multiplié les passes courtes entre handlers et poppers sans oublier les décalages sur les wings sur les côtés. Plusieurs équipes sont en effet surprises qu’on ne monte pas, ce qui laisse un sentiment partagé entre une légère frustration mais aussi et surtout une satisfaction d’avoir produit du beau jeu et d’avoir tous progressés lors de ce championnat.

Rdv l’année prochaine pour gommer les irrégularités et viser la montée en DR1 !

Nico.

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